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Pétition contre la privatisation d’Aéroports de Paris

Pétition contre la privatisation d’Aéroports de Paris

 

 

 

La ville de Saint-Prix s’engage aux côtés du Sénateur Sébastien MEURANT et vous invite à signer la pétition contre la privatisation d’Aéroports de Paris, via le LIEN SUIVANT.

Monsieur Sébastien MEURANT, Sénateur du Val d’Oise, a en effet transmis aux pouvoirs publics ainsi qu’aux représentants d’ADP une lettre ouverte expliquant son positionnement quant à la privatisation d’Aéroports de Paris.

 

Retrouvez ci-dessous sa lettre ouverte.

 

 

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Chères amies, chers amis,

Fier de mon appartenance à la droite républicaine, je comprends naturellement le recours à une privatisation lorsqu’une entreprise est mal gérée. Mais pourquoi donc privatiser Aéroports de Paris, une entreprise stratégique réalisant des profits records ? Quelles améliorations connaîtront les salariés, les passagers, les riverains ? Quel intérêt pour les français ? Comment garantir la subsistance d’outils permettant à l’État de garder la maîtrise sur des enjeux aussi fondamentaux que la sécurité, l’environnement, l’aménagement du territoire et bien entendu l’emploi ?

 

Ces questions, je ne suis pas seul à les poser. Fait rare sous la Vème république, quelques 250 de mes collègues parlementaires de tous bords politiques ont choisi d’enclencher une procédure de référendum d’initiative partagée qui a débuté ce jeudi 13 juin et permettra aux français de se prononcer sur ce sujet au combien important : la privatisation d’ADP. A travers ce courrier, je souhaite vous exposer les raisons de mon refus à cette privatisation et vous inviter à signer cette demande de référendum.

DE QUOI PARLE-T-ON ?

Quand on parle d’ADP, on ne parle pas seulement des deux grands aéroports parisiens Orly et CDG, on parle aussi de espaces commerciaux d’envergure qui ont rapporté à eux seuls plus d’un milliard d’euros en 2018. On parle du premier propriétaire foncier d’Île de France avec 6686 hectares d’aéroports et 411 hectares disponibles. On parle encore d’un groupe propriétaire de 26 aéroports dans le monde ayant réalisé un chiffre d’affaires de 4,48 milliards d’euros. On parle surtout d’un groupe qui est devenu le numéro 1 mondial de la gestion aéroportuaire avec 281,4 millions de passagers transportés en 2018.

 

POURQUOI SE PRIVER D’UN FLEURON TEL QUE CELUI-CI ?

Lorsque vous demandez aux défenseurs de ce projet d’exposer les raisons pour lesquelles il faut privatiser ADP, on s’entend généralement dire que l’État gère moins bien que les opérateurs privés. Cela peut se défendre pour d’autres cas de figure, mais pas pour ADP :
– Car depuis la dernière crise, l’idéologie dominante a changé. Les failles du marché ont été pointées et les États reviennent en force dans l’économie
– Car ADP est une entreprise très rentable pour l’État, qui lui rapporte au moins 4% net d’impôt. Pourquoi vendre un actif stratégique qui rapporte pour renflouer les caisses ?
– L’État souhaite financer l’innovation grâce aux dividendes générées par le placement du résultat de la vente… soit. Mais pourquoi ne pas utiliser directement les dividendes actuels de 174 millions d’euros qui ont doublé sur ces cinq dernières années et qui vont doubler dans les prochaines années ?

La rhétorique utilisée par les défenseurs de cette opération ne colle pas à la réalité d’ADP. En effet, c’est aujourd’hui la participation la plus rentable de l’État. Sur ces dix dernières années, les dividendes perçus par ADP dépassent de loin tous les dividendes versés par les entreprises cotées au CAC40. Belle performance pour un État qui gèrerait moins bien qu’un opérateur privé.
Par ailleurs, 86% des aéroports dans le monde sont publics, les 14000 aéroports américains – le temple du libéralisme – le sont aussi. Pourquoi ? Car un aéroport n’est pas simplement une infrastructure, la douane, des hôtels ou des centre commerciaux… C’est un aménageur, un outil de souveraineté, la porte d’entrée dans le pays, une frontière et un symbole !

POURQUOI GARDER ADP ?

La recherche de profit risque de se faire au détriment des enjeux essentiels de sécurité. Avec cette privatisation, nous risquons d’ouvrir à des capitaux étrangers pouvant faire pression sur des enjeux de sécurité nationale.
Jusqu’à présent on a beaucoup entendu parler d’argent, mais demain quand des opérateurs chinois, qatari, indiens ou russe seront propriétaires d’ADP et que l’on décidera d’aménager des nouveaux terrains, demandera-t-on l’avis du département et de la région ? Quelles seront les garanties en matière de maintien de l’emploi ou d’opportunités futures ?

Enfin, n’oublions jamais que nos aéroports sont aussi ce que l’on appelle des monopoles naturels car ils représentent bien évidemment la première frontière de notre pays, avec 100 millions de passagers par an. Au moment où les États et les frontières retrouvent leur légitimité, souhaite-t-on que cet instrument essentiel de notre souveraineté nationale nous échappe ?

La réponse est NON ! Si nous offrons au privé ou à une puissance étrangère ce monopole naturel qu’est ADP, le risque de cartel ou de rente serait bien trop élevé, car que fait le privé face à une situation monopolistique ? Il augmente les prix. Et la première à se retrouver pénalisée sera notre compagnie aérienne : Air France, qui se trouve être le premier client d’ADP avec 550 millions d’euros de redevances.

 

INCOHERENCE ET ENTETEMENT

Quand il s’agit de commenter des phénomènes similaires dans d’autres pays, le Ministre de l’économie Bruno Le Maire semble changer de discours, pointant sévèrement du doigt la cession par le Sri Lanka du contrôle de ses infrastructures portuaires au profit de la Chine pour une durée de 99 ans. Monsieur le Ministre est-ce là un avenir souhaitable pour ADP ?

Nous avons déjà fait une fois l’erreur avec la privatisation des autoroutes, opération qui n’a toujours pas été digérée aujourd’hui et a entrainé une hausse des prix des péages de près de 20%, similaire à la hausse des profits générés par le secteur privé. Alors que les sociétés d’autoroute ont déjà versé 27 milliards d’euros de dividendes à leurs actionnaires depuis 2006, ne commettons pas la même erreur avec ADP.

Ne commettons plus l’erreur de la vente catastrophique de l’aéroport de Toulouse, réalisée par Emmanuel Macron – vente concédée à un arnaqueur chinois qui s’est contenté de pomper les dividendes, vider la trésorerie et souhaite aujourd’hui revendre avec une forte plus-value.
Ne commettons plus l’erreur de la vente désastreuse d’Alstom, soutenue par Emmanuel Macron – vente suivie du démantèlement de la branche énergie d’Alstom, orchestrée par les États-Unis sous la pression de General Electric et de la justice américaine, et dont le bilan en France a été calamiteux pour l’emploi.

 

Mes amis, l’occasion est unique de nous rassembler et nous opposer à ce projet, si tout comme les quelques 250 parlementaires à l’initiative de ce référendum d’initiative partagée vous êtes convaincus que la vente d’ADP est une erreur grave, je vous encourage à signer et partager autour de vous ce référendum en cliquant sur le lien ci-dessous :

LIEN SUIVANT

 

Nous avons 9 mois pour rassembler un peu plus de 4 millions de signatures. C’est possible ! Je compte sur vous !

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