LES OISEAUX

 

47 espèces d’oiseaux ont été relevées dans l’Espace Naturel Sensible, dont 38 nicheuses.

5 des espèces nicheuses sont considérées en déclin par le Muséum national d’Histoire Naturelle : Le bouvreuil pivoine, le coucou gris, la pie bavarde, la sitelle torchepot et le verdier d’Europe.

25 des espèces présentent figurent en annexe de la convention de Berne (1), ce qui implique que les pays signataires s’engagent à les faire bénéficier d’une protection stricte

5 espèces figurent en annexe II de la convention de Bonn (2) sur les espèces migratrices dont l’état de conservation est défavorable et nécessite la conclusion d’accords internationaux pour leur conservation et leur gestion.

 

 

Dans les vergers
Les vieux vergers en gestion extensive, appelés vergers de haute tige, ont disparu de nombreuses régions de France entre les années 60 et 90, au profit de cultures céréalières intensives.

Un cortège d’espèces associées à ces milieux a subi, de ce fait, un déclin important, comme la chouette chevêche, protégée à l’échelle européenne et nationale.

Peut-être reviendra-t-elle dans les vergers de Saint-Prix, dans le fruitiers de haute taille de l’ENSIL, où elle chasse.

Déjà, les verdiers y ont pris leurs quartiers pour se nourrir et y chanter haut perchés, tandis que les étourneaux, toujours à la recherche de cavités pour nicher, peuvent souvent s’y observer.

Dans les lisières et les sous bois
Les buissons, les fourrés et les haies des coteaux abritent de nombreux passereaux, qui, comme la grive musicienne, se nourrissent des insectes à la belle saison et de baies à l’automne.

L’hiver, les oiseaux sédentaires y trouvent également des refuges contre le froid et recherchent les fruits tardifs du lierre et du houx, qu’affectionnent les merles et les discrets bouvreuils.

(1) Convention de Berne :
« Convention relative à la conservation de la vie sauvage et du milieu naturel de l’Europe », adoptée le 19/09/1979 et entrée en vigueur le 6/06/1982.
47 états signataires, dont les 27 états membres de l’UE.

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(2) Convention de Bonn
Convention sur la conservation des espèces migratrices appartenant à la faune sauvage, pour assurer à l’échelle mondiale la conservation des espèces migratrices terrestres, marines, aériennes sur l’ensemble de leurs aires de répartition.
Adoptée le 23/06/1979, entrée en vigueur le 01/11/1983.
112 états signataires au 01/08/2009.


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Les oiseaux recherchant des emplacements camouflés mais à faible hauteur apprécient ce type de milieu.

 

 

   
Rouge-gorge, accenteur, moineau et pouillot véloce sont plus nombreux que nous le soupçonnons.

A l’image de nos riches bocages d’autre fois, la haie champêtre de plantes diversifiées, en plus d’être un refuge de biodiversité, est résistante aux parasites.
Elle nous offre une floraison étalée sur plusieurs mois.

Certaines essences donnent des fruits particulièrement appréciés des oiseaux : nerprun, fusain, cornouiller mâle, troène, noisetier commun.

 

 

 

Dans les boisements

Les arbres âgés, en plus d’abriter les insectes, à la base de nombreuses chaines alimentaires, comportent des écorces et des cavités naturelles dans lesquelles les oiseaux cavernicoles font leur nid.

Mésanges, chouette hulotte, et sittelle torchepot y trouvent ainsi des sites pour nicher.

Les trois pics de Saint-Prix : pic-vert, épeiche et épeichette, creusent eux-mêmes leurs loges dans les arbres à maturité.

Ces loges sont récupérées les années suivantes par des oiseaux cavernicoles, des petits mammifères ou des chauves-souris arboricoles.

La sittelle torchepot, oiseau intrépide, est la seule capable de descendre un tronc la tête la première.
Pour protéger sa nichée des prédateurs, elle obture à sa convenance la cavité où elle niche, avec un torchis qu’elle fabrique, composé d’herbes et de boue.

Les espèces cavernicoles sont directement dépendantes des vieux arbres.
Elles n’apparaissent que dans les stades les plus âgés de la forêt.

 

En plein ciel


A 10 mètres au dessus du sol, un petit rapace vole sur place.
C’est le faucon crécerelle qui chasse à l’affût au dessus de la friche, guettant campagnols et musaraignes.

Dans le ciel, tournoient les hirondelles rustiques, et la martinets, chassant inlassablement les insectes.