DEMANDE DE CLASSEMENT DE LA FORÊT DOMANIALE DE MONTMORENCY
EN FORÊT DE PROTECTION
Les Valdoisiens, comme les Franciliens, ont
besoin dans un contexte d’urbanisation croissante de forêts
reconnues et protégées.
Le classement en forêt de protection des
grands massifs apporte une protection juridique
efficace.
La politique forestière de l’Etat, à
travers le Schéma Directeur de la Région Ile de France (SDRIF) et
les Orientations Régionales Forestières (ORF), inscrit en priorité
le classement en forêt de protection des grandes forêts
périurbaines.
La forêt de Montmorency entre pleinement
dans ce cadre, premier massif forestier du Val d’Oise en
terme de fréquentation (4 à 5 millions de visites par an) nécessite
ce classement en forêt de protection.
La procédure doit donc être engagée et la
réflexion devra se poursuivre concernant les massifs de
l’Isle Adam et de Carnelle.
Le Conseil Général du Val d’Oise,
très impliqué dans la préservation, l‘entretien et la mise en
valeur des massifs forestiers doit se prononcer et appuyer cette
demande de classement en forêt de protection de la forêt de
Montmorency.
Jean-Pierre
ENJALBERT
Maire de Saint-Prix
Conseiller Général du Val
d’Oise
La butte témoin de Montmorency est un grand
site naturel et est, à ce titre, inscrite dans l’inventaire
des sites et monuments naturels « dont la conservation ou la
préservation présente un intérêt général. Avec ses 1972 hectares,
le massif de Montmorency se situe en 5e position parmi
les plus grandes forêts publiques de la « Ceinture
Verte » francilienne (après Saint-Germain, Sénart ;
Ferrières et Notre-Dame). C’est une forêt dite
« périurbaine », par l’environnement qui la cerne
et le rôle social qu’elle joue. Seuls 4 km de lisière sont en
contact direct avec l’espace rural, sans route ni
urbanisation.
Le statut de forêt de protection constituerait
une mesure de protection durable de la forêt domaniale, bien
supérieure à toutes les autres. Ce changement de statut pourrait
également être le moyen de faire évoluer les mentalités en faisant
prendre conscience que la forêt de Montmorency est un espace à
protéger définitivement, tant pour sa valeur écologique globale, sa
diversité florale et faunistique, que pour le bien-être de la
population, la protection des capacités du reseau hydrographique
naturel des eaux de surface et la préservation de la qualité des
ressources en eaux sous-terraines.
La demande de classement a été déposée dès 2004
auprès du Préfet du Val d’Oise en 2004 par la Ville de
Saint-Prix (délibération du Conseil Municipal du 18 novembre 2004).
Les communes de Saint-Prix, Montlignon, Bouffémont, Montmorency,
Andilly, Soisy-Sous-Montmorency, la Communauté
d’Agglomération Val-et-Forêt, Moisselles,
Saint-Brice-Sous-Forêt et Bessancourt, ont à ce jour adopté des
délibérations en faveur du classement.
La procédure de
classement :
Le préfet établi une liste des bois et forêts
susceptibles d’être classés comme forêt de protection. Ces
bois et forêts font l’objet d’un procès verbal de
reconnaissance, accompagné d’un tableau parcellaire établi
d’après les documents cadastraux. Ce procès verbal comporte
aussi un plan des lieux, sur lequel figurent les documents et
règlements applicables en matière d’utilisation des sols
(documents d’urbanisme, plan d’aménagement foncier et
rural).
Le projet est soumis à enquête
publique.
La décision de classement est prise en Conseil
d’Etat. Cette décision et le plan de délimitation de la forêt
de protection sont reportés au PLU (Plan Local
d’Urbanisation) des communes concernées.
L’intérêt du classement en forêt
de protection:
Il permet d’assurer la transmission du
patrimoine forestier aux générations futures.
Il apporte la garantie de conservation de
l’intégrité des milieux forestiers. Il interdit tout
changement de la destination forestière des lieux et assure une
protection maximum et pérenne que ne peuvent assurer les autres
réglementations.
Le classement en forêt de protection présente
l’avantage d’être durable et s’apparente à une
sorte de servitude qui devrait figurer dans les "porter à
connaissance" des documents d’urbanisme tels que PLU, SCOT ou
SDRIF.
Il offre la garantie d’une gestion
durable du patrimoine forestier. La stabilité du foncier permet la
mise en œuvre des programmes d’aménagement progressifs
sur le long terme pour l’accueil, sans crainte de changement
de la destination des milieux naturels.
Il constitue un facteur de qualité de vie pour
les citadins. Une forêt protégée par un classement présente une
image attractive de la qualité de l’environnement et
constitue un atout pour le développement local.
Il offre un attrait pour les particuliers,
riverains ou propriétaires. La pérennité et la stabilité d’un
espace naturel forestier classé sont très appréciées dans un milieu
en perpétuelle évolution. Le classement apporte un respect des
lisières, une plus-value foncière non négligeable liée à la qualité
de l’espace, très recherchée dans les zones urbaines ou
suburbaines, un agrément par les équipements d’accueil et de
loisirs et la sécurisation des espaces forestiers.
Il constitue une entrave à la spéculation
foncière par l’interdiction de tout projet, à court ou long
terme, de constructions ou d’équipements divers qui
pourraient y être programmés par des collectivités ou des
particuliers.
Il permet le maintien d’une gestion
traditionnelle de la forêt respectueuse de l’environnement.
L’exercice de la chasse peut s’y pratiquer dans les
mêmes conditions qu’avant classement.